Réformes électorales et Constitutionnelles: »Tazatché 2.0″ en gestation ou mauvaise foi de l’opposition?

Depuis le lancement de l’initiatie gouvernemetale visant à modififier certaines dispositions constitutionnlles et électorales, une certaine opinion publique s’interroge sur les vrais mobiles de cette initiative. Pour les opposants au régime, l’opération « sent » un peu du Tazatché, Un Tazatché 2.0 est en préparation » selon les propos d’un internaute. Les réseaux sociaux se sont emparés de la question et les internautes vont chacun de son commentaire.
Le boycot de l’opposition
Certains n’ont pas hesité à publier une correspondance (non encore authentifier) adressée au président de l’Assemblee Nationale par le président de la République dans laquelle ce dernier confirmé être à l’origine de l’initiave de la révision de certains articles de la Constitution du 25 Novembre 2010. C’est la preuve selon eux de l’implication directe du président dans cette affaire.
Boycott de l’opposition
Dans une déclaration rendue publique le 22 Mai dernier, le FRDDR, le Collectif de la Société Civile, et les Partis politiques non affiliés ont categoriquement rejeté l’initiave gouvernementale, la qualifiant d’illégale et d’unilatérale. Ces structures ont engagé « tous les députés de l’Opposition à ne prendre part à aucune séance de l’Assemblée Nationale qui viendrait à être convoquée à l’effet d’examiner et d’adopter un quelconque projet de loi de révision de la Constitution et des lois électorales initié dans l’illégalité et au mépris des usages en matière de consensus politique. »
Pourtant, le président a à maintes reprises exclu toute réforme constitutionnelle dans le but de se maintenir au pouvoir. « …je suis un démocrate de cœur […] Je n’ai pas l’arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable »,a déclaré le président lors d’une interview à Télé Sahel à l’occasion du premier anniversaire de son deuxième mandat.
Le président n’a pas laisseé planer le moindre doute
« L’une de mes plus grandes ambitions est d’organiser des élections libres et transparentes en 2021 et de passer le relais à un autre nigérien que les Nigériens auront choisi »,a-t-il ajouté.
Le président peut-il en effet jouer dans la cour des grands comme récemment au Sommet du G7 en Italie, cottoye des grands de ce monde comme l’ancien president américain M. Barak Obama, l’ancien président français, M. François Hollande, les voir quitter pacifiquement le pouvoir et vouloir s’accrocher au fautueil présidentiel ? « Ce sont des absurdités dont seule une certaine opinion a le secret. Mais c’est de bonne guerre que l’opposition, faute d’arguments agite le spectre du troisième mandat » estime un proche du président. Cette question est d’autant plus absurde affirme–t-il que le président entend entrer dans l’histoire comme étant le premier président a passé pacifiquement le relais.
« Nous sommes en train de réviser des articles de la constitution pour éviter les problèmes auxquelles nous avons été confrontés au cours des élections de l’année 2016 » affirme le ministre d’état, ministre de l’Intérieur M. Bazoum Mohamed dans un entretien a Nigerinter.com
« Ce sont les alinéas 1 et 2 de l’article 47 qui traitent de la durée et du nombre des mandats présidentiels et qui ne sont susceptibles d’aucune modification. Quiconque veut les toucher fait comme Tazarché, il procède à un coup d’Etat, mais nullement à une modification constitutionnelle. » souligne le president du PNSD-Tarraya qui rejette en bloc les accusations de l’opposition
Interrogé à la veille de son second mandat par Jeune Afrique sur la question de savoir si réélu, il ne serait pas « tenté de modifier la Constitution pour effectuer un troisième mandat » ? Le chef de l’état n’a pas laissé planer le moindre doute sur sa position indiquant même la voie à suivre en cas de violation de la loi fondamentale.
« Si j’entreprenais quoi que ce soit en ce sens, les Nigériens auraient raison de se soulever contre moi » a indiqué le président Issoufou. Tazatché 2.0 ou première passation historique du pouvoir à Niamey,  » l’an 2021, c’est comme demain ».
 
Maaroupi Elhadji Sani