L’UA lancera l’Année africaine de lutte contre la corruption

L’Union africaine (UA) lancera officiellement l’Année africaine de lutte contre la corruption, en marge du 30e sommet de l’UA qui se déroule du 22 au 29 janvier 2018 à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, qui fait suite à la déclaration faite lors de la 29e Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement en janvier 2017, selon une source de cette institution.

Le thème du prochain sommet est « Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique ».

Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a dénoncé à l’ouverture de la 35e session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP) de l’UA « l’ampleur du fléau de la corruption sur le continent et (…) ses effets dévastateurs pour le développement économique, corrosifs pour la cohésion sociale et déstabilisateurs pour l’ordre politique ».

Alors que le continent a connu une croissance socio-économique soutenue au cours des deux dernières décennies, la confiance du public a été corrodée par une concentration sur les priorités et les avantages à court terme, propulsés par la corruption, les politiques électorales ou les résultats trimestriels. Plutôt que de regarder vers un avenir durable qui fonctionne pour tout le monde, beaucoup ont été laissés avec un sentiment de désespoir au sujet des idéaux du progrès, de la technologie, du commerce et de la mondialisation en raison de la proéminence et l’inégalité favorisées par la corruption.

Néanmoins, les Etats membres de l’UA ont adopté divers instruments réglementaires et créé différentes institutions afin de lutter contre la corruption en Afrique, notamment la Convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre la corruption (AUCPCC), adoptée en 2003.

Selon l’UA, quinze ans après l’adoption de ladite convention, la proclamation de 2018 comme Année de lutte contre la corruption et son lancement subséquent offrent une bonne occasion de faire le point sur les progrès réalisés jusqu’à présent, d’évaluer ce qui reste à faire et de concevoir de nouvelles stratégies qui répondent de manière appropriée aux nouveaux défis de la corruption.

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